Chers tous,

A une semaine de mon départ, je me fais un devoir d'être totalement honnête avec vous sur les Japonais et Japonaises.
Il y a plusieurs caractéristiques nippones qui sont plus que dépaysantes, voire étranges.
Tout d'abord, nous commençons par le plus anodin :

1) les Taxis :

Contrairement à la France, les taxis japonais sont tous basés sur le même modèle, excepté qu'ils se déclinent dans toutes les couleurs (imaginez les couleurs les plus moches).
Alors que nous sommes dans le pays du gadget et de la modernité, ces taxis ont l'air d'être rescapés de la fourrière...
Ma théorie : Ils espèrent ainsi relancer l'économie de la voiture, parce que non seulement leur taxis sont moches, mais en plus leur moteur pourrait bien lâcher à chaque seconde.

2) Le style des japonaises :

Il est pire que celui des anglaises. Oui c'est possible !
Les santiags sont à la mode, ainsi que la marinière !
Imaginez une cowgirl bridée prête à s'engager dans la marine, ça aide...
C'est aussi la mode de la décoloration du cheveu. Ne fixez surtout par leur crinière, risque de décollement de la rétine.
Ma théorie : Comme nous avons en France des femmes et hommes qui portent de façon ridicule le cosplay (se déguiser en personnages d'animés, de drama japonais), la jeune génération japonaise tente de ressembler aux occidentaux.
Oui, la mondialisation fait des ravages.


3) Les noms étrangers ridicules :

Nous avons cru de prime abord qu'il s'agissait d'une ironie japonaise de leur cru.
Mais non, les japonais sont vraiment des billes en langue étrangère. Et ils comptent bien nous le prouver en intitulant leur bars, restaurants et hotels avec des mots français ou anglais sans rapport aucun, et ce pour notre plus grand plaisir.


Dodo Café : C'est moi où ils ont rien compris au concept du café ?

Alors Burger, je veux bien. Mais freshness ?



4)Les pervers :

A ça, putain, je vous ai réservé le meilleur pour la fin.
Les pervers ne sont absolument pas marginalisés au Japon, ils font même partis du décor ( je vous en parlerai davantage dans un prochain post).
Petite anecdote =
Hier, nous visitions un temple, dont je me rappelle plus le nom. Bref, alors que Camille se baladait aux alentours, je me suis posée sur un banc pour lire un livre. Et là pour mon plus grand plaisir, un pervers s'assoit à côté de moi et filme ouvertement les jambes des filles qui passent devant lui.
Et ce pendant plus de 15 minutes.
Je finis par le fixer étrangement (si, si, vous savez mon regard du genre "mais putain connard qu'est ce que tu fous?"). Mon pervers préféré décide donc de prendre voile et de s'éloigner un peu, il se cache alors derrière une lanterne en pierre et filme les jeunes collégiennes et lycéennes qui passent par là.
Là n'y tenant plus, je le fixe, avec un sourire qui l'embarrasse. A chaque fois qu'il croise mon regard, notre nippon-qui-aime-les-nichons lève sa caméra et feinte de filmer le ciel. Mais ne pouvant résister à sa nature, revient sans cesse sur les jambes des jeunes filles.

Je décide donc d'agir.
Je prends mon appareil photo, me poste devant lui et commence à le mitrailler.
Voici les trois expressions de mon pervers :

Je fais genre que je filme le ciel

Putain mais elle me photographie la connasse

Bon je vais quand même sourire pour la photo

Notre pervers s'arrête donc de filmer, comprenant que je l'ai grillé.
Et là je lui fais gentiment et avec un sourire (en japonais):
-Vous êtes un pervers?
-Pardon ?
-Vous êtes un pervers ?
-Ah oui j'en suis un

Tout ça avec le sourire.
Et là comme je commençais à le maudire dans ma langue, pris de peur, il me sort un "thank you" et se casse. Ce à quoi je lui réponds en japonais "Mais de rien Monsieur le Pervers !"
Derrière moi, sur un banc, un jeune couple de Japonais explose de rire.

Et ça, ça parait normal alors que se mettre de la crème solaire devant tout le monde, c'est mal.

Où va le monde?


Votre Claire !
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Depuis que Camille vous a laissé un message, j’ai longuement réfléchi à mon futur billet .Puisque nous vivons dans un monde où l’on se doit d’être cartésien, je vais, avec une logique implacable, faire le bilan de notre trip.

On a vu plein de trucs [ noms japonais dont je me souviens pas].

Evidemment, on s’en est mis plein les yeux.

Quoi ? ça vous suffit pas ?

Bon, les choses que j’aime pô :

Tout ce que vous faites est choquant, manger dans les transports, se mettre de la crème solaire. Bref tout ce qui est relatif au toucher, au contact (même le contact visuel peut

être embarrassant). On nous regarde parfois de travers parce qu’on est des gaijin (des étrangères). Et effectivement, Les tâches de rousseur ne m’aident pas à passer incognito dans la foule japonaise.


Ce que j’aime :

Les rencontres!

Nous avons retrouvé Guillaume et Micky avec qui nous avons visité Akihabara (le quartier de Geek avec des meufs habillées en soubrettes).


Ce qui est vraiment chouette c’est que tu peux leur dire avec un sourire que tu aimerais bien lui brouter le minou et elle te répondra par un hochement de tête. Fou rire garanti. Ben ouais elle pige que dalle.


Tiens d’ailleurs, petite anecdote : Dans un magasin de jouets sur la Omodesanto (sorte de Champs Elysées jap’), j’ai bousculé une japonaise et, accidentellement, ma main a rencontré ses fesses. Si, si, c’était accidentel.

Ben figurez-vous que c’est elle qui s’est excusée de prime abord

Je me moque et pourtant, Camille et moi, nous avons eu la chance de rencontrer des perles de gentillesse. Si vous les rencontrez dans la rue, les japonais seront serviables, gentils, polis, mais souvent trop timides. Rentrez chez eux et ils se mettront en quatre pour vous et vous feront découvrir leur culture avec une fierté et générosité inouïes.

A Kamakura, nous avons logé chez un jeune couple japonais, Megumi et Tadaaki. Ces deux-là ont été si généreux avec nous qu’on ne savait plus où se mettre. Megumi nous a préparé un repas de roi… au programme : des maki faits maison (je sais désormais en faire) de l’humeboshi (je vous dirai pas ce que c’est, c’est plus marrant) du chou épicé etc. Seul petit bémol : la confiserie de poisson, oui oui je rigole pas. On a eu le droit à des petits poissons séchés comme digestif.

Le goût était … intéressant :D


Après Kamakura, nous nous sommes rendues à Kawagutchiko, au pied de la montagne Fuji. A notre arrivée, avec notre gros sac, la chaleur intense et le j-en-ai-marre-du-train, on s’est pris une bonne bière devant un feu d’artifice sur le lac qui sépare Fujiyoshida et Kawa.

On était deux bonnes gaijin assises en plein milieu de la rue (ça ne se fait pas), mangeant devant tout le monde (ça ne se fait pas) et fumant une clope avec notre bière(ça se fait paaaaaaaaaas).


Tiens d’ailleurs, je sais comment taxer une clope en japonais:

Ano sumimasen, tobacco-ga arimasu-ka onegaishimasu?



Bref, aujourd’hui, après avoir monté le Mont Fuji, on est nazes…Enfin pour être tout à fait honnête, c’est pas le Mont Fuji le responsable de notre "fatigue".


Pour fêter notre ascension, on s’est pris deux bières sur la terrasse de notre auberge. C’est là qu’on a rencontré deux jeunes américains, Allen et Erin, avec qui nous avons passé une soirée bien arrosée…Whisky, Vodka, tout y est passé. A l’heure où je vous parle, Camille est allongée en face de moi sur un canapé, les yeux explosés. De temps en temps, elle ouvre les yeux pour me dire qu’elle a la tête qui tourne.

Bisoux du Japon,

Votre Claire ^^

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Au pays où les robinets s’appellent Toto et où les toilettes font de la musique, les plus grands fans des gaijin que nous sommes s’appellent les moustiques. Ils nous aiment et ont une façon bien à eux de nous le montrer…. Ou peut-être cherchent-ils à nous indiquer l’endroit où leur trésor national est caché en dessinant des cartes sur nos corps désespérés…

Et ça, c’est dans la ville, qu’est-ce qui peut bien nous attendre dans les campagnes humides/plus humides que la ville ? Parce que c’en est fini de Tokyo, après maintes pérégrinations qui nous ont laissées épuisées, piquées de partout et engourdies des pieds à la tête. Tokyo, cette métropole à la fois frémissante d’une modernité qui étouffe et désireuse de s’arrêter régulièrement dans des havres de sérénité et de spiritualité, nous as étonnées et ravies. Malgré toute cette modernité, nous avons eu beaucoup de mal à trouver les ondes d’internet, notre host n’ayant pas d’abonnement chez lui et le temps nous manquant pendant ces journées bien remplies.

On oublie ça vite, cependant, quand au détour des avenues très fréquentées on découvre un temple ou un autel devant lesquels les Tokyoïtes s’arrêtent quelques instants pendant leurs courses de la journée. Ces sanctuaires sont disséminés dans tous les quartiers, de Shinjuku à Asakusa, en passant par Shibuya, Roppongi ou Chiyoda. Ici on est constamment confronté à cette dualité tradition/modernité ainsi qu’à l’extrême politesse des japonais… qui en devient même parfois problématique.

Prochaine station, Kamakura, le bord de mer, où avec un peu de chance nous pourront donner plus de nouvelles et éventuellement poster des photos. Pour l’instant, les courtes périodes de connexions ne nous donnent que le temps de copier rapidement des messages rédigés à l’avance !

En route vers de nouvelles aventures, et dans l’attente de connaître les vôtres.

Camille
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Même que parfois, les avions, ça les retarde.

Pas très grave au beau milieu de la journée me direz-vous, mais les choses s’enveniment quand on a rendez-vous à 22h dans une auberge de jeunesse perdue à une heure et demi de l’aéroport. Je ne vais pas faire trop de suspens cependant. La fin de l’histoire aurait été « Après multiples péripéties, j’ai quand même trouvé une Claire toute tremblante à Asakusa Smile, à minuit et demi (oui, au lieu de 22h) ».
Alors on se raconte toutes nos aventures…. Auxquelles sont incorporés énormément de personnages asiatiques, vous l’imaginez bien ! Beaucoup beaucoup de Chinois dans l’avion pour Shanghai et ce qui est drôle c’est de voir un Chinois manger un repas préparé en France. Non, ce n’est pas une blague raciste, ils se sont d’ailleurs plutôt bien débrouillés dans l’ensemble. La petite plaquette de beurre Président dans une large coupelle en a, cependant, laissé plus d’un penaud. Beaucoup l’ont observée dubitativement et mon cher voisin l’a même sagement dénudée avant de croquer dedans à pleines dents. Il a eu l’air d’aimer ça, dommage que l’hôtesse soit passée trente secondes plus tard pour distribuer les petits pains tout chauds qui, de toute évidence, allaient avec le beurre. Une Française heureuse, moi, qui me suis régalée avec ma petite tartinette, contre 200 Chinois indifférents qui ont fait la grève du petit pain ; ben non, ce n’est pas dans leurs habitudes.

Après une nuit pleines de turbulences, celles de l’avion, nous sommes arrivés à Shanghai et là, le transfert, rien de bien effrayant (a posteriori… j’ai eu de la chance de tomber sur des gens sympas). A cette occasion j’ai pu visiter avec grand intérêt l’aéroport de Shanghai – terminal 1, entre les portes 16 et 19. C’est bien joli tout ça, surtout les petites hôtesses des boutiques dutyfree qui s’empressent de vous demander si vous voulez acheter des Poki au goût litchi (en fait, c’était pour toute la boutique qu’elles m’appelaient, mais moi j’ai bavé devant ces petits mikados asiatiques !).

Dépourvue d’argent chinois, je m’en retourne à ma porte d’embarquement et c’est là qu’a commencé la désillusion. Au milieu des bambous décoratifs et des mamans chinoises buvant leur thé, j’ai vu monter mon stress pendant quelques heures. Embarquement retardé, puis une fois dans l’avion (avec quelques Japonais dedans cette fois), inquiétude…. Il ne décollait toujours pas. Petite anecdote que j’aurais pu trouver drôle sur le moment : la file indienne d’avions qui attendaient sagement de pouvoir décoller et avançaient touuuuuut douuuuuceuuuuuuumennnnnnnt. Au final on a bien décollé puis atterri (après un repas des plus étranges) à 22h (oui, oui, l’heure à laquelle j’étais censée arriver à l’auberge). Là le réseau internet ne fonctionne pas, impossible de prévenir Claire de mon retard. Mais il y a d’autres choses à penser, comme le passage de l’immigration où ils osent vous prendre vos empreintes digitales et faire une méchante photo de la tête de déterrée qui sort de 24 heures de voyage avec zéro douche et pratiquement autant d’heures de dodo. Après ça, j’ai testé la résistance de l’escalator n°235 du terminal 1 de Shanghai Pudong, parce que mon sac au loin s’approchait dangereusement de la fin du carrousel à bagage et que, non, je n’allais pas attendre 10 minutes qu’il en ressorte de l’autre côté. Chargée comme un mulet japonais, c’est le passage à la douane qui m’a redonné courage.

Dialogue avec un bon ptit fonctionnaire Japonais qu’on sent qu’il pose ses questions parce qu’on lui a dit de le faire mais que lui en vrai il a juste envie de rentrer chez lui parce que ce soir ils passent Die Hard à la télé et que justement il a fait le plein de Asahi ce weekend : « Tu viens en vacances ? » - « Oui. » - « Tu as tous tes bagages là ? » - « Oui. » - « Tu as une bonne tête ? »… Bon, ça il ne l’a pas vraiment demandé mais c’était tout comme. Ça se termine par un « Ok, you can go » très convainquant, et là je trottine vers mon train. Je vous passerai la séance fonctionnaire qui aide les touristes à prendre leur ticket sur les machines automatiques que malgré le degré de modernité du Japon personne n’a pensé à faire traduire en anglais pour l’instant. 1060 yens et une heure et demi plus tard, je sors du métro à Asakusa Station, émerveillée même de nuit par ce petit quartier tout mignonet. Heureusement les indications très claires données par l’auberge me permettent d’arriver assez vite avec seulement deux heures de retard. Chance de cocue, la réception est encore ouverte (un bien grand mot qui vu juste dire « réceptionniste en train de passer le chiffon sur le bar ») et je peux enfin aller trouver mon lit et une Claire bien inquiète qui s’était empêchée de dormir rien que pour moi.

Gros dodo bien mérité, enfin « gros » est encore un bien grand mot puisque je viens d’être réveillée quatre heures plus tard par des petits jeunes qui aiment apparemment se lever aussi tôt que le soleil japonais (il est 5 heures et il fait jour depuis longtemps). Et là que dire d’autre si ce n’est…. A l’aventure. Au programme d’aujourd’hui (après bien sûr quelques heures de sommeil en plus), le quartier d’Asakusa et son fameux temple Senso-ji…. Ça bien sur, c’est si on trouve un endroit pour laisser nos bagages :)

Gros bisous à tous
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Ah le Japon, terre d’espérances, terre du soleil levant !

Oui, mais…Il faut vraiment le vouloir pour aller chez nos amis nippons.
Que dis-je !! Il faut être un Moïse qui guide son peuple, ou pour les hellénistes, un Hercule face à ses 12 travaux. En bref, il faut :
-des nerfs d’acier
- un ordinateur, histoire de pas trop se faire chier
-des yeux de chien battu.
Ah ça , ça marche du tonnerre avec nos amis Japonais. D’une petite voix fluette (ne montrez surtout pas que vous avez la voix usée par la clope et l’alcool) lancez en l’air un mignonnet « Ano ! Sumimasen ». Un gentil monsieur vous conduira alors à votre hôtel !
Jouez aussi sur votre apparence. Cela fait deux heures que vous cherchez un hôtel sous une pluie battante avec le vent qui vous fouette la gueule ? PAR-FAIT !
-Une vieille connaissance chinoise sur le même avion que vous (et là il faut avoir de la chatte mes amis !)


Et pour une fois,
J’ai eu de la chatte.
J’ai rencontré Guan il y a environ 10 ans. C’était la première fois que je commandais des nouilles asiatiques à un resto chinois et que je découvrais le plaisir d’être une feignasse, glandouillant avant d’être livrée chez moi. (Ah les premières expériences de la jeunesse !)
Guan et moi, ce fut une longue histoire d’amour culinaire de 7 ans, qui se termina malheureusement quand je pliais bagages et partais vivre à Paris, à la découverte d’autres restos chinois (entre autres).
Et pourtant à la porte d’embarquement de Charles de Gaulle direction Shanghai, qui vois-je ? Guan, qui, tout comme je me remémore encore ses bons petits plats, se souvenait de moi, celle qui commandait chez lui au moins une fois par semaine.

Guan fut mon sauveur.
Pourtant, vous savez comment je suis… Du genre je-fais-semblant-qu’on-se-connait-pas.
Nos retrouvailles s’annonçaient mal …
Finalement Guan a trouvé le moyen (oui il s’est vraiment tapé l’incruste) de s’assoir à côté de moi, et nous (seulement lui) avons (a) philosophé sur : la vie, les prostituées chinoises, les audi et les peugeots. On a même lu un « Public » ensemble en critiquant les gros seins et les anorexiques. Bref copains comme cochons (qu’on m’explique cette expression).

Toujours est-il qu’après un vol de 12h, que je croyais seulement être de 6 heures, je me suis retrouvée dans un aéroport de Shanghai avec une chaleur asphyxiante, des gens qui vous parlent un anglais plus qu’approximatif (Et non Camille, je te vois venir, même avec ton accent français tu ne les aurais pas compris), des dédales, des couloirs. Bref, puis moi, comme je suis une stressée du cul, je m’énervais de plus en plus face ces pauvres chinois qui me donnaient des infos contradictoires.

J’ai beaucoup apprécié la compagnie de Guan. Ce petit message lui était donc dédié (mais ça vous l’aviez déjà compris).
Simplement parce qu’il m’a aidé à trouver ma porte d’embarquement, qu’il a su me faire rire avec ces « Tous des cons ! » , « Pays de communistes ! ». Vraiment, c’était trop marrant :)
Et puis j’espère secrètement que ce message pourra me dédouaner de la promesse que je lui ai faite… aller dans son nouveau resto chinois dans le 20ème et faire un karaoké avec lui.

Claire


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Bien,

Après que Camille vous a formidablement expliqué notre parcours, il est temps pour moi de vous éclairer sur le lexique que nous allons utiliser au pays du Soleil Levant.
Effectivement, avec peu de mots, beaucoup sera dit. Ne détournez donc pas les yeux de l'écran !

Baka : globalement, ça veut dire "con", "idiot", "boulet". Il est fort à parier que nous l'utiliserons beaucoup Camille et moi - surtout si nos expériences en "couchsurfing" tournent mal.

Couchsurfing: En gros, on squatte chez des gens qui auront eu la gentillesse de nous offrir un lieu où dormir : un bout de tapis, un sofa, ou avec un peu de chance, un futon. C'est l'originalité de ce voyage. Nous n'avons jamais rencontré les japonais, italiens ou encore espagnols chez qui nous serons hébergés. Donc, C&I nous nous attendons à de très bonnes comme à de très mauvaises surprises.

Hentai: Outre la b.d japonaise érotique qui porte ce nom, le mot "hentai" signifie plus généralement "pervers", "détraqué sexuel", "obsédé". Il estprobable que dans les mauvaises expériences du couchsurfing -et je prie pour qu'il n'y en est pas- ce mot fasse son apparition dans nos billets...

Teme ! : Connard
Shine ! : Crève
Doke: Dégage

n.b : les trois termes précédents doivent être employés avec une voix rocailleuse de Yakuza.

Suki : Ca veut dire "je t'aime", "j'aime"

Manko : Ne dites JAMAIS ça à un japonais ! Cela désigne les parties génitales de la femme!

Comme en allemand le verbe clôt la phrase, son complètement est quant à lui en début de phrase.


Claire

PS : -Manko suki desu !

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Chers amis,

à 10 jours de notre départ, Claire et moi avons décidé de créer un petit blog pour publier nos aventures et vous permettre de vérifier que nous sommes toujours vivantes durant le mois d'août ! (bien entendu, Camille Reb. a précisé que le blog ne remplacera pas entièrement les mails, et nous nous efforcerons de donner des nouvelles directes à ceux qui en veulent !)

Selon les connexions internet disponibles dans les villes (et campagnes) où nous voyagerons, nous publierons de petits comptes rendus de nos visites, découvertes visuelles et culinaires... et bien sûr nous agrémenterons le tout de photos (et on espère qu'elles seront belles...)




Petit programme pour les curieux qui veulent absolument nous suivre à la trace :
Nous arriverons à Tokyo le 29 juillet, après avoir passé environ 18h dans deux gros avions et avoir eu le plaisir de visiter le magnifique aéroport de Shanghai.
Sachez que le Japon bat la France, avec 7 heures d'avances sur les horloges. A moins que nous postions en pleine nuit, vous trouverez de nouveaux messages entre grosso modo 2 a.m et 5 p.m.
Nous passerons 6 jours à Tokyo (au programme des visites, le Palais Impérial, les quartiers de Shinjuku, Shibuya et tout plein de trucs) avant de rejoindre le bord de mer à Kamakura, à une heure au sud de la capitale. Près de la plage japonaise - qui n'est pas réputée pour ses sables blancs et son eau turquoise.... - nous pourrons voir un grand grand bouddha, en pierre :)
Après deux jours à Kamakura, direction le mont Fuji, où nos mollets souffriront un peu puisque nous comptons bien grimper jusqu'au sommet, puis explorer la région des lacs qui l'entoure.
De Fuji-san, nous gagnerons ensuite la région du Kansai, avec Osaka pendant trois jours (avec ses célèbres bains publics à thème), puis Nara (pour le festival des lanternes) et enfin Kyoto, que nous rejoindrons le 16 août pour le traditionnel festival du feu. Au milieu de tout ça, nos jambes seront encore une fois mises à contribution pour découvrir les nombreux temples du mont Koya, où nous dormirons dans un ryokan traditionnel.
Le 21 nous nous arrêterons, pendant notre virée vers l'ouest, dans la ville médiévale d'Himeji, où malheureusement le célèbre château filmé dans le film Ran sera peut-être fermé au public... nous vous enverrons des photos dans le cas où nous réussissions à nous y faufiler.
Puis nous prendrons le large, direction la petite île de Miyajima, tellement sacrée qu'il est interdit d'y naître ou d'y mourir. Elle se trouve au large d'Hiroshima, où nous verrons les monuments commémoratifs...
Après ces quelques jours au bout de la péninsule, nous prendrons une bonne journée pour regagner Tokyo, d'où Claire partira le 26 et moi le 28. Comptez une journée de plus pour nous voir en France :)

N'hésitez pas à nous laisser des messages et commentaires, à nous commander des photos, des souvenirs, des kimonos... mais pas trop pour ne pas faire exploser nos bagages. Mais surtout, envoyez-nous des nouvelles du bout du monde et dites-nous ce que vous faites de votre côté !

Camille

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